La saga des Jacquot-Bonhomme

racontée par Pascal Jacquot

L’Est Républicain22 nov. 2021 Reillon

.

       Pascal Jacquot, enseignant retraité, a mis à profit l’année 2020 pour structurer, enrichir et actualiser un fascicule sur l’histoire de ses aïeux qu’il avait rédigé il y a 10ans.

.

D’une guerre à l’autre, puis jusqu’aux années 50, Pascal Jacquot retrace sur un demi-siècle, l’histoire de sa famille, de son village natal. Un travail mémoriel qui dépeint avec justesse la vie rurale à cette époque. 

.

Voilà 10 ans, Pascal Jacquot, enseignant retraité, a rédigé, comme un devoir de transmission, « Pèlerin d’une vie », un fascicule sur l’histoire de ses aïeux.

Sur la suggestion d’un de ses petits-enfants, il a mis à profit l’année 2020 -qui marquait son 80e anniversaire- pour structurer, enrichir et actualiser son récit de photos, anecdotes, souvenirs transmis par ses grands-parents, parents et son propre vécu d’enfant, sous le titre « Les nuages passent, le soleil veille… ».

L’histoire d’une saga paysanne qui a traversé, à Reillon, les guerres à deux pas de la frontière. Des épreuves successives, mais un bonheur serein. Une immersion dans le monde de la terre porté par des valeurs de travail, courage, honnêteté et fraternité.

.

Évocation des guerres

Né en 1940, Pascal est viscéralement attaché à son village natal de Reillon où il a passé toute son enfance. Son arbre généalogique s’articule entre les branches Jacquot et Bonhomme, deux patronymes bien ancrés sur le terroir et comptant toujours des descendants au village.

Évocation des guerres, actes de résistance, exode, reconstruction, événements au village, travaux saisonniers de la ferme, école, vacances laborieuses : avec empathie et tendresse, Pascal redonne vie à ses notes consignées, depuis tout petit, dans son « cahier de tout ».

En couverture de son récit, il a choisi une photo de sa grand-mère Reine Bonhomme, veuve de guerre à 25 ans avec quatre enfants orphelins. Une femme courageuse et digne.

L’ouvrage a la particularité de pouvoir être lu « à la carte », selon l’ordre chronologique ou thématique des chapitres, voire des étapes du travail d’écriture. Il présente aussi l’originalité d’une collaboration scripturale des membres de la famille qui, par 30 questions éclectiques à l’auteur, apportent un éclairage complémentaire au récit.

En vente en librairie de septembre 2020 à 2023, chez l’auteur ensuite.

.

Les Jacquot-Bonhomme : une union entre rouges et blancs

Pascal Jacquot décrit une société rurale partagée en deux castes : « Blancs » et « Rouges ». Blancs comme Hélène Bonhomme, sa maman. « Des blancs traditionalistes, guidés par le respect, soumis à l’Église, partisans de l’école privée et qui fondent des familles nombreuses. Rouges (aucun rapport avec le communisme) comme André Jacquot, le père. Les rouges sont animés par l’esprit républicain, soutenant l’école publique, et soucieux de maîtriser leur fécondité pour ne pas avoir à morceler le patrimoine », précise l’auteur. Ses parents auront su dépasser ce clivage pour imposer leur union.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *